Tout au long de son combat pour survivre, j’ai pris de copieuses notes sur son vécu au jour le jour, et globalement, et en regard des maladies nosocomiales contractées. Si bien que j’ai pu relancer, tour à tour, la commissaire locale aux plaintes du centre hospitalier et la commissaire aux plaintes du centre d’hébergement privé conventionné pour faire valoir, preuves à l’appui, la qualité discutable des soins que mon père a reçus. A son décès, j’ai exigé une autopsie, ce qui m’a été accordé avec beaucoup de réticence. Par la suite, j’ai fait valoir mon point de vue auprès d’une représentante du Protecteur du citoyen. Cette dernière a évalué ma plainte, a pris contact avec les responsables et les soignants des deux milieux en question et a formulé des recommandations qui m’ont été transmises par la suite. Chose certaine, il y a eu des irrégularités, des oublis, de la négligence…
Mon témoignage sur la fin de vie de mon père n’entre pas dans les détails, car cette demi-année nous en a fait voir de toutes les couleurs sur le milieu de la santé (!), et il m’est douloureux de me les remémorer. Toutefois, je veux encourager fortement les victimes d’infections nosocomiales et leurs proches à dénoncer des situations problématiques en prenant contact avec les commissaires aux plaintes et à la qualité des services, le Protecteur du Citoyen et le Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes (CAAP) le plus près de leur domicile. C’est en les portant à l’attention des autorités que l’on pourra contribuer à renforcer les mesures qui préviennent leur éclosion et à améliorer peu à peu le sort de ceux qui en souffrent… souvent jusqu’à en mourir.
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