«Je hais Bouchard, ce vil cancrelat. Mon collègue de bureau passe son temps à critiquer tout ce que je fais. Ca ne peut plus durer, il faut que je m'en débarrasse. Comme je ne connais pas de tueur à gage, il faut bien que je fasse les choses moi-même…
Il parait que les hôpitaux ont développé un nouveau programme de fidélisation qui consiste à offrir une maladie bonus a certains de leurs patients. Dans leur jargon, ils n’appellent pas ça une maladie bonus, mais une maladie « nosocomiale ». D’un point de vue markéting, j’avoue que ce n’est pas un nom particulièrement bien trouvé, mais côté qualité du produit, il n'y a rien à redire : ils utilisent pour ça des bactéries qui résistent à tous les antibiotiques. Comme ça les malades sont contents car ils ont le droit de rester beaucoup plus longtemps. J'ai appelé l'hôpital à côté de chez moi pour leur demander si on pouvait offrir une maladie nosocomiale à quelqu'un ni n'avait pas séjourné chez eux. Ils ont vraiment des problèmes de standard : la ligne a été brutalement coupée et quand j'ai réessayé, j'ai à peine eu le temps de dire deux mots que ça coupé une fois de plus. C'est pas comme ça qu’ils vont avoir des clients. J'ai regardé sur Internet voir si on ne pouvait pas commander en ligne une maladie nosocomiale, un peu comme le viagra (je reçois plein de pub à ce sujet). Rien ! En revanche, j'ai appris qu’une des maladies nosocomiales préférées était le staphylocoque doré. Ça, c'est une jolie couleur pour faire un cadeau. Et ça ira bien avec la gourmette de Bouchard… Ah oui, j'avais oublié de vous le dire, c'est à lui que je veux l'offrir. Ne trouvant pas de staphylocoque à vendre sur Internet, j'ai décidé de me rendre à l'hôpital au service « assistance publique ». Là, je leur ai demandé où je pouvais trouver des staphylocoques dorés, et j’ai même précisé que s'ils n'en avaient plus, j’étais prêt à prendre une autre couleur...Coté service client, ils ont vraiment beaucoup de progrès à faire. Et ils auraient au moins pu me répondre gentiment au lieu de demander au service de sécurité de me mettre à la porte.
Tant pis ! Ils n'ont cas se les garder pour leurs patients. Je trouverai autre chose à offrir à Bouchard.»
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