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LES INFECTIONS NOSOCOMIALES ET L’ACCESSIBILITE AUX SOINS

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29/09/2008 -  Chaque IN évitée = 5 patients de plus hospitalisés et traités.

Les IN ont des conséquences importantes sur la gestion des établissements de soins. Elles augmentent la durée de séjour des patients infectés et entraînent une surcharge de travail pour le personnel.

Il y a 30 ans, on estimait qu'une IN entraînait en moyenne 4 jours d'hospitalisation supplémentaires. Mais il y a 30 ans, les bactéries étaient sensibles aux traitements et les IN, quand elles survenaient, guérissaient rapidement. Aujourd'hui, la plupart des bactéries sont devenues résistantes aux antibiotiques, ce qui entraîne des traitements plus efficaces et plus longs. On estime actuellement qu'une IN prolonge la durée moyenne de séjour de 15 jours (1-2-3) 3 fois plus qu'il y a 30 ans. Prévenir les IN c'est augmenter l'accessibilité aux soins.


Au Centre Hospitalier Universitaire de Montréal (CHUM) (3), on a constaté que diminuer de 50% des infections du site opératoire et des bactériémies associées aux cathéters veineux centraux permettrait d'hospitaliser en un an 5,689 patients de plus.

Chaque année, environ 90,000 patients sont victimes d'une IN au Québec. Ce sont ainsi 1,350,000 journées d'hospitalisation et 4,500 lits pour traiter des infections évitables. En diminuer le nombre de 50% permettrait de récupérer 675,000 journées d'hospitalisation et 2,250 lits pour traiter 135,000 patients de plus. La durée moyenne de séjour d'un patient non infecté est estimée à environ 5 jours.

Chaque IN augmente la charge de travail du personnel soignant, déjà en situation de pénurie au Québec : - surveillance accrue, soins plus fréquents et plus contraignants - C'est souvent une cause d'absentéisme.

Des études récentes viennent de montrer (4-5-


  • Qu'un taux élevé d'heures supplémentaires augmente parallèlement le nombre d'I
  • Qu'ajouter une infirmière de plus dans une unité de soins diminue le nombre de décès de 9% en soins intensifs, de 16% en chirurgie et de 6% en médecine. En même temps, la durée de séjour diminue de 34% en soins intensifs et de 31% en chirurgie.



Références :

Pennsylvania Health Care Cost Containment Council -
pennsylvania_hia_report.pdf - April 2008.

Mc Caughey B. Reduce Infection Deaths - The Human and Financial Costs of Hospital Infections. 3rd edition - 2008.

Lemay A. Centre Hospitalier Universitaire de Montréal (CHUM). Soins de santé plus sécuritaires maintenant. Mesures de Performance en Santé. Insight Information. Montréal 19-20 septembre 2006.

Columbia University School of Nursing. Study Funds ICU Nurse Working Linked to Increase in Patient Infections - May 24 2007.

Hôpital Général de Celje (Slovénie) Infections Nosocomiales - La surcharge de travail en favorise la survenue chez les patients. Journal of Hospital Infection - 2006 - Vol.63-2 ; 162-168

Kane RL. et al. The Association of Registred Nurse Staffing Levels and Patient Outcomes. Systematic Review and Meta-analysis. Med Care 45 (12) 2007

 

Des chiffres qui parlent:

Les infections associées aux soins nosocomiales (contractées à l'hôpital) font chaque année autant de victimes que le cancer du sein, le sida et les accidents de la route réunis au Québec comme au Canada.
au Québec seulement chaque année:

  • 1 patient sur 11 infecté soit 90 000 patients touchés  (9%)
  • 4000 décès

En France:

  • 4,9% aux dernières statistiques de 2008


Au moins 50% ont évitables avec une bonne hygiène des mains.Ce serait déjà un bon début au Québec ou Canada!

 


 
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