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LA POURRITURE D'HÔPITAL: L'ANCÊTRE DES INFECTIONS NOSOCOMIALES

Source: Hyppocrate -Une vieille histoire que celle de la lutte contre les infections;mais si ce terme même n'existait pas avant la décourverte de l'existence des microbes, les médecins et la population avaient trop souvent constaté l'état de purulence des plaies et l'évolution du malade souvent vers la mort.  Cette pourriture hospitalière« était déjà bien décrite depuis l’antiquité chez Galien, ulcera putrida et depascentia (ulcère putride et dévorant), et dans le monde arabe chez Avicenne, Rhazès et Aboulcassis.

Guy de Chauliac, au Moyen-Âge, la mentionne dans son traité de grande chirurgie. Ambroise Paré, à la Renaissance, l’évoque dans son ouvrage «La manière de traiter les plaies faites tant par arquebuse que flèches… : «Les navrés estoient très difficiles à guérir et souvent mouroyent de fort petites playes. Elles étaient si pourries et si puantes qu’il en sortait une féteur cadavéreuse». Jusqu’au XVIIIème elle est endémique dans les hôpitaux, mais c’est en 1783 que Claude Pouteau la décrit précisément, lui-même en ayant été victime alors étudiant à l’Hôtel-Dieu de Lyon. D’autres noms sont associés à sa description comme celui de Dussaussoy.»

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