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USA: LES INFECTIONS NOSOCOMIALES EN RECUL EN 2010

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WASHINGTON - Les quatre infections nosocomiales les plus fréquentes aux Etats-Unis, dont celle provoquée par le SARM, ont nettement diminué en 2010 grâce à une série de mesures d'amélioration de l'hygiène, ont annoncé mercredi les autorités. Les hôpitaux continuent à faire des progrès impressionnants pour réduire les infections dans les unités de soins intensifs avec des stratégies de préventions élaborées par les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies, a souligné le Dr Thomas Frieden, le directeur de ces centres (CDC).

voici les taux de réduction constatés

  • 33% pour Bactériémies sous cathéter central - ils sont une voie d'entrée privilégié pour les bactéries.On les utilise énormément dans les unités de soins intensifs où les patients sont particulièrment vulnérables aux infections.
  • 7% pour les infections urinaires dues aux cathéters destinés à faciliter l'écoulement de l'urine. Ces infections représentent en moyenne 30% de l'ensemble des infections nosocomiales. La principale bactérie responsable est E.Coli. Le danger présentement est que certaines souches d'E.coli sont devenues résistantes aux antibiotiques.
  • 10% desinfections du site opératoire - l'endroit du corps où il y a eu une chirurgie. 18% des infections à SARM. Il est estimé que les infections dues au SARM sont responsables de quelque 19.000 décès par an aux Etats-Unis, soit autant que le Sida.

Ces chiffres sont encourageants et démontrent qu'on a enfin pris conscience de l'importance des infections nosocomiales et de l'urgence de les prévenir. Au dernier congrés international sur ces Infections (2010), les spécialistes avaient lancé un mot d'ordre «il est maintenant temps de viser l'élimination des infections nosocomiales». ADVIN tient à souligner l'importance de publier ces chiffres qui sont de puissants stimulants à continuer la lutte contre ces infections. ADVIN travaille sur ce dossier de la déclaration obligatoire des infections nosocomiales et de leur publication. Comment les hôpitaux peuvent-ils gérer la lutte contre ces infections s'ils n'en connaissent pas les taux en temps réels? Le public qui finance le système de santé par ses impôts à le droit de connaître ces taux qui permettent de savoir si l'hôpital où l'on doit se faire soigner est sécuritaire. Aux États-Unis, le groupe «Leapfrog »   travaille dans le même sens. En France, dès janvier 2012, tous les hôpitaux seront équipés d'un système électronique permettant de déclarer les infections nosocomiales en temps réel à un réseau de surveillance national, tout en allégeant la charge de travail que représente la déclaration des infections.

 

 
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