Les infections urinaires associées aux cathéters (le tube qui est inséré dans la vessie pour en permettre l'évacuation) sont les infections nosocomiales (associées aux soins) les plus fréquentes dans les hôpitaux: elles représentent 30% de l'ensemble des toutes les infecions. Même si elles sont considérées comme mineures, ne mettant pas la vie du patient en danger la plupart du temps, elles sont une source d'inconfort majeur pour le patient (douleur et stress), augmentent de deux à cinq jours la durée du séjour à l'hôpital et viennent gonfler la facture des coûts de traitements.
Tout cela étant parfaitement inutile, étant donné que ces infection sont largement évitables.
La recherche a fait la preuve que les cathéters sont souvent utilisés inutilement et laissés en place plus longtemps que nécessaire. Il existe des procédures pour la mise en place et le retrait sécuritaires des cathéters urinaires permetant de diminuer considérablement les taux d'infections urinaires.
L'Institut pour l'amélioration de soins de santé donne un formation web pour apprendre les meilleures pratiques pour réduire ces infections.
Aux États-Unis, les principales compagnies publiques et privées d'assurance maladie refusent de rembourser les coûts de ces infections aux hôpitaux. Cette incitation financière est une excellente motivation pour mettre en place la formation et les procédures pour réduire les infections urinaires associées aux cathéters. Les patients en sont les premiers bénéficiaires sans compter, la réductions des coûts pour l'hôpital: réduction du temps de séjour permettant de libérer des lits, réductions des coûts de traitement.
Quand nos hôpitaux québécois et canadiens seront-ils soumis aux mêmes obligations? sécurité des patients et contrôle des coûts
Source: http://www.cdc.gov/hicpac/CAUTI_fastFacts.html
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