États Unis: «Un gain important pour les patients» a déclaré Christine J. Nutty, présidente de l'APIC (Association for Professional in Infection Control)«la publication des taux d'infection des hôpitaux amènera de nombreuses améliorations dans nos systèmes de santé, avec une réduction des taux d'infection, des vies sauvées et beaucoup de dollars épargnés. Nous sommes satisfaits de constater que le projet de réforme du système de santé n'a pas oublié l'importance de former du personnel hautement qualifié pour mettre en place cette réforme».
Aux États Unis, les infections associées aux soins (terme qui englobe les infections hospitalières dites nosocomiales, et les infections acquises dans la communauté) font chaque année 99 000 morts et coûtent plus de 20 milliards de dollars.
«Les patients ont le droit de connaître les taux d'infection et cette transparence encouragera les centres de santé à améliorer leur performance en matière de prévention et contrôle donc de qualité des soins» dit Jeffrey Levi, Directeur exécutif du Trust for America's Health, une organisation caritative non partisane qui se consacre à la prévention des maladies dans tous les milieux.
Le projet de loi sur la réforme du système de santé prévoit en effet l'obligation poulr les hôpitaux et les centres chirurgicaux ambulatoires de divulguer publiquement leur taux d'infection gràce à un système de collecte de données national géré par le CDC (Centre de Prévention et Contrôle des Maladies). Les hôpitaux qui n'adhéreraient pas à cette obligation ne pourraient plus faire partie du Medicare et Medicaid, les deux systèmes publics d'assurance aux États-Unis. C'est toute une coalition de spécialistes qui invite le Congrès à appuyer cette réforme: L'APIC, Association des Professionnels en contrôle des infections - SHEA, Société américaine des maladies infectieuses - CSTE, Conseil des épidémiologistes des États - IDSA, Société américaine des maladies infectieuses - TFAH, l'association américaine pour la santé.
La publication obligatoire des taux d'infection par hôpital fait partie des demandes d'ADVIN pour une meilleure protection des patients. On ne peut pas gérer correctement ce qu'on ne connaît pas. Les patients ont le droit de savoir quelle est la qualité des soins dispensés par leur hôpital. Le taux d'infection nosocomiale est un excellent indicateur de la qualité des soins. Ces taux doivent absolument être collectés selon les mêmes normes dans tous les hôpitaux du Québec. Leur publication obligatoire serait le meilleur moyen d'obliger les hôpitaux à se prendre en main.
Des chiffres qui parlent:
Les infections associées aux soins, soit à l'hôpital (on les appelle alors «nosocomiales») soit dans la communauté (à l'exterieur de l'hôpital) font chaque année plus de victimes que le cancer du sein, le sida et les accidents de la route réunis au Québec comme au Canada.
au Québec seulement chaque année:
- 1 patient sur 11 infecté soit 90 000 patients touchés (9%)
- 4000 décès
- 4è cause de mortalités dans les hôpitaux (il y a 10 ans, elles étaient la 10è cause de mortalité)
En France:
- 4,9% aux dernières statistiques de 2008
Aux Pays-Bas, en Suède
- moins de 1%
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