Le Ministère de la Santé en France a mis en place 5 indicateurs permettant d'évaluer le niveau d'engagement de chaque établissement hospitaler dans la lutte contre ces infections. Ces indicateurs ne sont que des indicateurs de moyens, en aucun cas des indicateurs de résultats. Toutefois, il semble que les hôpitaux et les responsable en santé baissent la garde: la disparition des comités techniques des infections nosocomiales et liées aux soins dans de nombreux hôpitaux et l'absence de caractère obligatoire des CLINS (comité de lutte contre les IN) sont des signes de désengagement. Toutefois, le ministre de la santé Xavier Bertrand vient de ré-affirmer l'engagement du Ministère de la Santé à poursuivre la lutte contre ces infections et à l'étendre à la médecine de ville (médecine familiale) - Paris,février 2011, 3è colloque national sur les infections nosocomiales.
La France a instauré un système d'indemnisation des victimes de ces infections. Mais peu de patients font des réclamations: seulement un millier par an pour une population avoisinant les 70 millions d'habitants. "Peu de victimes demandent réparation", déplore la présidente du LIEN, qui se bat pour une amélioration du système d'indemnisation.
Baisser la garde devant les infections associées aux soins, c'est laisser le champ libre au développement des bactéries multi-résistantes comme le C.difficile, l' ERV et le SARM. La résistance bactérienne est une menace permanente et un frein puissant à l'efficacité des traitements.
*Au Québec, on estime le nombre de décès causés par les infections nosocomiales à 4000 chaque année pour une population totale de près de 7 millions d'habitants.
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