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HÔPITAUX: IL Y A DAVANTAGE D'INFECTIONS NOSOCOMIALES QU'ON PENSE ET QUE LES HÔPITAUX DÉCLARENT

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Source: Le Point. fr- 26 janvier 2012 -En recensant les personnes ayant déclaré une maladie infectieuse dans les trente jours suivant leur sortie de l'hôpital, des chercheurs estiment que le risque de contamination à l'occasion de soins est, en réalité, trois fois plus important que celui déclaré par les établissements de santé. Pour arriver à cette conclusion, une équipe de chercheurs américains a mené une étude rétrospective dans 27 hôpitaux du comté d'Orange, en Californie. Les résultats de leur travail sera publié dans le numéro de février de la revue Infection Control and Hospital Epidemiology. C'est pourquoi il faut absolument déclarer  la publication des chiffres précis d'infections nosocomiales par tous les établissements hospitaliers en France, ici au Québec comme le réclame ADVIN depuis 2004 et dans tous les pays. Seuls ces chiffres permettront de confronter la réalité et obligeront les autorités à mettre en place les mesures de prévention qui sont connues et efficaces.

Cette étude américaine n'a portée que sur les infections nosocomiales à staphylocoques dorés résistants à la méthicilline (antibiotique découvert en 1959), en rappelant que les séjours hospitaliers étant de plus en plus courts, la probabilité de détecter des infections après la sortie du patient ne cesse d'augmenter, d'où l'importance du recensement après les sorties. Elle est maintenant utilisée aux Etats-Unis, pour le classement des centres de soins qui, de ce fait, ont connu un profond bouleversement.

En France, la surveillance des infections chez les personnes qui ont subi une intervention chirurgicale s'effectue bien jusqu'à 30 jours après la sortie du patient et un an en cas de pose d'une prothèse, mais il est impossible actuellement d'obtenir les résultats service par service et pas plus d'hôpital par hôpital. Cependant, on dispose pour le classement des centres des soins d'un indice composite dans lequel interviennent la quantité de solution hydro alcooliques utilisées, le bon usage des antibiotiques et le taux moyen des infections nosocomiales, non utilisable à cet effet. Il suffirait d'isoler et de publier le chiffre précis des infections nosocomiales, sans rien changer à la méthode de recensement, pour pouvoir établir à cet égard, le classement des centres de soins français.

 

 
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