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FRANCE: INFECTIONS NOSOCOMIALES, UN BILAN INTÉRESSANT.

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Les infections associées aux soins (IAS) touchent environ 5 % des personnes hospitalisées en France et seraient à l’origine de 4 200 décès par an. Mais s’il faut rester prudent sur la mortalité, personne ne peut contester les progrès réalisés en France depuis quinze ans.  L'Institut de Veille Sanitaire qui vient de publier ces chiffres, fera le point sur la lutte contre ces infections lors d'un colloque à l'occasion du 10è anniversaire du RAISIN, réseau d'alerte, d’investigation et de la surveillance des infections nosocomiales.

Selon Pierre Parneix Responsable du centre de coordination et de lutte contre les infections nosocomiales (CCLIN) du Sud-Ouest, CHU de Bordeaux : «Il est difficile de comptabiliser avec précision le nombre de décès liés à une infection associée aux soins. Bien souvent, ces infections touchent des patients déjà très affaiblis par une maladie et, parfois, il n’est pas simple de déterminer la cause exacte de la mort.»

Depuis 2002, la France a mis en place un plan de lutte contre les infections nosocomiales dans tous les hôpitaux et centres de soins.L'ensemble du personnel hospitalier s'est engagé avec vigueur dans la lutte contre ces infections. Toutes ces mesures n’auraient pas eu le même impact sans la transparence mise en place par les autorités sanitaires. Depuis 2005, tous les hôpitaux et cliniques sont obligés de publier un tableau de bord des infections nosocomiales qui permet de mesurer les moyens développés en interne pour lutter contre ce problème. C’est une très bonne source de motivation, car personne n’a envie d’être mal classé. D’autant que les associations d’usagers continuent de faire pression sur la profession, ce qui est une excellente chose.

 

Parmi les IAS, les infections à bactéries multirésistantes (BMR) aux antibiotiques demeurent une préoccupation majeure et une part croissante des infections acquises à l'hôpital. Liées à l'usage excessif des antibiotiques, à la transmission inter-patients via les soins, à leur propre potentiel de propagation et à la susceptibilité de certains patients, elles sont probablement le principal enjeu des années à venir de la lutte contre les infections nosocomiales.

Source: journal La Croix, 26 avril 2011.

 

Une étude réalisée en 2006 en France, montrait que 5% des patients hospitalisés développent au moins une infection, contre 5 à 10% dans le reste de l’Europe. Au Québec, le taux moyen de ces infections est estimé à 10% soit 90 000 patients par an et 4000 décès. Au Québec, l'Institut de Santé Publique a mis en place un programme de surveillance des infections suivantes: C. difficile, SARM et ERV. Les résultats sont publiés tous les 6 mois. Les derniers résultats montrent une amélioration des taux  de C.difficile et SARM mais des résultats très variables d'un hôpital à l'autre.

 

 
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