Source: Le Figaro magazine, 18 avril 2011, M.Betti-Cusso
Le Palamares annuel des hôpitaux français passe au crible 1 256 établissements de santé publics et privés. Le classement national vise l'organisation et la gestion générale de l'établissement. Le classement régional compare les performances des hôpitaux et cliniques (hôpitaux privés en France) de chaque région: les établissements ayant les meilleures notes sont ceux offrant le plus de qualité et sécurité des soins (bas taux d'infections nosocomiales) et ceux ayant obtenu la certification de la Haute Autorité de Santé, organisme public qui attribue cette certification suite à une enquête d'experts indépendants. Le palmares 2011 souligne le maintien des améliorations en matière d'infections nosocomiales et de lutte contre le cancer.
En tête de liste, on ne constate que très peu de différence entre les établissements publics et privés; «16,25 % sont des établissements publics, 14,20 % sont des privés commerciaux ». Il faut noter qu'en France, le patient peut choisir de se faire hospitaliser au privé ou au public, les frais étant couverts dans les deux cas par le régime public d'assurance maladie (la Sécurité Sociale) complété par les assurances privées du patient.Les hôpitaux privés assurent une mission de service public et acceptent toutes les pathologies et à tous les stades, sans notion de rentabilité.
Trois grands points positifs à souligner
- Le cancer bénéficie d'une grande attention et les structures pour améliorer prévention, traitementset recherche sont très performantes.
- «Les scores de la lutte contre les maladies nosocomiales se sont nettement améliorés.».
- Les évaluations réalisées tous les quatre ans auprès des hôpitaux et cliniques pour l'obtention de leur rapport de certification sont de plus en plus exigeantes. «Un motif supplémentaire de mettre à l'honneur les CHU, qui parviennent à obtenir d'excellents scores» car plus les établissements sont gros, plus il leur est difficile de maintenir une haute qualité de performance.
Un seul lauréat privé figure dans la catégorie des CHU : l'hôpital Saint-Joseph à Marseille. «L'exemple est notable quand on sait que l'établissement compte 2 222 salariés, dispose de services d'urgence, de réanimation, de chirurgie cardiaque, de chirurgie des cancers... et propose la quasi-totalité des spécialités médicales, chirurgicales et obstétricales. De quoi rivaliser avec les services d'un CHU.»
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