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DÉCLARATION PUBLIQUE DES TAUX D'INFECTION DANS LES HÔPITAUX DE CAROLINE DU SUD: LES INFECTIONS NOSOCOMIALES MISES EN LUMIÈRE

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Les services de santé de Caroline du sud – South  Carolina Department of Healht and Environmental control - viennent de publier leur rapport annuel 2008 sur les infections nosocomiales. Ces infections - qu'on appelle de plus en plus souvent «infections associées aux soins - sont considérées comme un problème de santé publique majeur aux États-Unis.La Caroline du  Sud fait partie des états qui ont légiféré pour que leurs hôpitaux rendent publics leurs taux d'infections nosocomiales dans un soucis de transparence et d'efficacité.

 

Actuellement, 26 états ont voté des lois obligeant leurs hôpitaux à rendre publics leurs taux d'infection nosocomiales, dans le but d'obliger les hôpitaux à prendre les mesures de prévention et contrôle permettant de réduire ces taux. C'est essentiellement sous la pression du public, d'associations de consommateurs et surtout des principales compagnies d'assurance que ces lois ont été votées. Les compagnies d'assurance privées comme publiques (Medicare et Medicaid) ont menacé les hôpitaux de ne plus payer les coûts astronomiques de ces infections puisqu'il est largement prouvé qu'on peut les prévenir et en réduire le nombre par des mesures d'hygiène et des règles de saine gestion hospitalière.Depuis le 1er ocotobre 2008, le Medicare ne remboursa plus aux hôpitaux les traitements d'un certain nombre d'infections nosocomiales. La facture sera payée par l'hôpital lui-même selon les termes de la loi.


Les chiffres révélés ces dernières années par le CDC d'Atlanta (Center for Disease Control and Prevention) sont en effet alarmants:
99 000 morts par année et 30 milliards de dollars additionnels pour traiter ces infections. Ces chiffres  établis à partir de statistiques de 2002, sont certainement sous-évalués de l'avis même de nombreux spécialistes.



La Caroline du Sud a voté la loi sur la divulgation publique des infections associées aux soins en 2006.Tous les hôpitaux doivent rendre leur taux public deux fois par an. Cette loi contribue à favoriser la prévention et la transparence dans la gestion hospitalière et permet aux autorités de suivre l'évolution des progrès accomplis ou de prendre les mesures nécessaires en cas de problème.


Comment cela fonctionne-t-il?
Un système de collecte des données a été mis en place sous l'égide de la Division de la Qualité des Soins du CDC (Center for Disease Control). Le Service de Santé de l'état procède à la validation des données transmises par les hôpitaux afin de s'assurer que les données ont été collectées selon les normes standardisées établies. Des contrôles réguliers sont faits dans les hôpitaux pour garantir la fiabilité du système. Un élément important de ce système est le facteur «degré de risque» qui permet à l'hôpital de tenir compte de la condition du patient avant son hospitalisation et ses facteurs de risque personnels. Ce facteur est important car il permet d'établir un élément d'équité dans la comparaison entre établissements ou services hospitaliers. Le public peut ainsi comprendre pourquoi certains établissements ont un taux plus élevé que d'autres. Les hôpitaux ont également l'obligation de faire des rapports sur certaines procédures de prévention et contrôle.


Attention, les chiffres ne disent pas tout!
On ne peut pas juger de la qualité des services d'un hôpital sur une seule source d'information.
Les recommandations du médecin du patient dans le choix d'un hôpital doivent rester essentielles.
Ces rapports publics ne sont pas toujours faciles à lire pour le grand public et de ce fait, la porte est ouverte à toutes sortes d'interprétations.


Il n'en demeure pas moins que la Caroline du Sud a fait un grand pas en avant dans la sécurité des la qualité des soins dispensés dans ses hôpitaux et dans la gestion des finances publiques.


LE PRIX À PAYER POUR UNE INFECTION ASSOCIÉES AUX SOINS EN MILIEU HOSPITALIER

  • Au moins 20 milliards de plus par an pour le Medicare et Medicaid pour traiter les coûts de ces infections selon une étude de 2005 de Medicare et Medicaid.
  • La durée de séjour à l'hôpital est en moyenne quatre fois plus longue pour un patient qui contracte une infection.
  • Le coût réel de ces infections est en général caché, enterré dans le cout général des soins.Une grande partie du problème réside dans la divulgation des ces chiffres au public.
  • Les coûts engendrés par ces infections sont refilés aux consommateurs à travers leur prime d'assurance santé.
  • Les infections associées aux soins ont des conséquences dramatiques pour les victimes: souffrance accrue, perte de qualité de vie, perte d'emploi, invalidité long terme ou permanente et même mortalité.
  • Les infections les plus courantes sont les infections urinaires, les infections du site opératoire, les infections respiratoires, les infections du sang (bactériémies)



Aux États Unis, dans le milieu médical, on assiste à une prise de conscience sur la nécessité de prévenir et contrôler les infections associés aux soins. De nombreuses équipes médicales dans divers hôpitaux à travers le pays se sont prises en main et ont réussi à réduire de manière significative plusieurs des ces infections.

  • Dr Alfonso Toress-Cook de l'hôpital Pacific à Long-Beach, Californie.
  • Dr Peter Pronovost de l'hôpital John Hopkins
  • Dr Paul Levy à l'hôpital Beth Israel Deaconess de Boston, Massachussetts
  • Michelle Farbe, infirmière spécialisée en prévention des infections de l'hôpital Mercy à Coon Rapids, Minnesota.


To learn more about Consumers Union's efforts to prevent hospital infections: Safe Patient Project

Guide de prévention des infections nosocomiales de l'Organisation Mondiale de la santé

 
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