Selon une étude publiée dans l’American Journal of Infection Control et rapportée par LePoint.fr.Les membres du personnel hospitalier tout de blanc vêtu, sont porteurs de germes hautement pathogènes, et parfois même mortels.« Plus de 60% des blouses et des tuniques des infirmières et des médecins hospitaliers ont été “testées” positives aux bactéries pathogènes» Toutefois, il faut relativiser le risque ,souligne Russell Olmsted, président de l'Association américaine pour les professionnels du contrôle des infections et d'épidémiologie (APIC)."Tous les vêtements portés par des humains sont contaminés par des micro-organismes. La pierre angulaire de la prévention des infections réside dans l'hygiène des mains pour empêcher la propagation des microbes des zones souillées aux patients".
Par contre, on peut légitimement se demander, si promener ces blouses et autres uniformes de l'hôpital à la maison, dans le métro, les autobus etc, est acceptable du point de vue de la prévention des infections en particulier nosocomiales. C'est pourtant ce qui se fait couramment au Québec. Certains microbes, bactéries et autres germes, fréquents en milieu hospitalier, sont très dangereux et on devrait s'assurer d'éviter de les sortir des zones hospitalières où ils risquent de devenir encore plus résistants et communs. Ce serait une mesure de prévention facile à appliquer et certainement moins coûteuse que les traitements des infections sévères.
Une autre étude sur le sujet, montre que les blouses, quasiment stériles au départ, étaient contaminées dès les trois premières heures d’utilisation par la moitié des colonies bactériennes recensées après huit heures.
Cette étude a le mérite de montrer combien les malades sont entourés de bactéries résistantes aux antibiotiques dans les hôpitaux, germes qui peuvent être à l’origine d’une infection nosocomiale c’est-à-dire d’une infection acquise à l’hôpital et qui souvent est particulièrement sévère.
En France,dans le rapport intitulé « Prévenir les infections nosocomiales : une exigence de qualité des soins hospitaliers » (Rapport n° 421 [2005-2006] il est indiqué que 6 à 7 % des hospitalisations seraient compliquées par une infection nosocomiale plus ou moins grave, soit environ 750.000 cas sur les 15 millions d'hospitalisations annuelles en France. Si la mesure précise du nombre de décès directement dus à une infection nosocomiale reste très difficile à réaliser, plusieurs études estiment que 6,6 % des décès qui interviennent chaque année à l'hôpital ou à la suite d'une hospitalisation surviendraient en présence d'une infection nosocomiale. Au total, les infections nosocomiales seraient donc en cause pour 9.000 décès par an, dont 4.200 concernent des patients pour lesquels le pronostic vital n'était pas engagé à court terme à leur entrée à l'hôpital. Pour la moitié de ces 4.200 décès, aucune autre cause de décès n'est détectée. La France a un population de 68 millions d'habitants
Au Québec, le taux moyen de ces infections est estimé à 10% soit 90 000 victimes par année et le taux de mortalité à 4000 (pour une population de presque 8 millions). Il n'existe toutefois aucun rapport comparable à celui fait en France pour évaluer les taux d'IN et leur morbidité.
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