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BILAN 2009 DE LA PRÉVENTION DES INFECTIONS NOSOCOMIALES DANS LES HÔPITAUX FRANÇAIS

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Selon les résultats qui viennent d'être publiés pour 2009, 92% des établissements de santé français font un bon travail de prévention et contrôle des infections nosocomiales.

Leurs résultats en la matière, qui sont classés selon une série  de critères établis par la Ministère de la Santé (indicateur ICALIN), permettent de constater les progrès accomplis depuis la mise en place du programme national de prévention et contrôle de ces infections en 2004. 60% de ces établissements sont même classés en A cette année, la cote la plus élevée.

Les principaux micro-organismes responsables d’infections nosocomiales sont Escherichia coli (25 %), Staphylococcus aureus (19 %, dont 52 % résistants à la méticilline, SARM) et Pseudomonas aeruginosa (10 %, dont 25 % résistant au ceftazidime).

Les hôpitaux ne sont pas jugés sur leurs résultats mais sur la mise en place et le respects d'un certain nombre de mesures de prévention et contrôle. Il est en effet difficile de juger, par exemple sur le nombre de décès à la suite d'une intervention, tant les conditions varient d'un établissement à un autre, suivant qu'il prend en charge des pathologies graves ou non, ou qu'il se trouve dans une région qui connaît des problèmes particuliers de niveau social et de santé.

Cet exercice d'évaluation de  la qualité des établissements de soin permet de mettre en évidence les meilleures pratiques de soin,  mais aussi les moins rigoureuses non pour blamer mais pour y rémédier. La meilleure  manière de gérer un problème commence toujours  par une évaluation et doit être suivie de correctifs. La publication des  résultats doit être vue comme un exercice de transparence pour les patients, le public mais aussi le personnel confronté ainsi à la réalité de sa pratique quotidienne. Les bons résultats sont un encouragement et une fierté pour le milieu.  La mise en place des indicateurs de qualité ainsi que la publication des résultats sont encore très critiquées dans le milieu de la santé. Personne n'aime se faire évaluer. Mais la baisse importante des taux d'infections nosocomiales à travers l'ensemble des établissements du pays montre que le jeu en vaut la chandelle. La prévention et le contrôle sont redevenus une priorité. Les victimes ne sont plus banalisées. Le taux d'infection nosocomiale d'un centre de santé est le meilleur indicateur de la qualité des soins dans cet établisement,


Les autorités sanitaires françaises considèrent que ces progrés sont en grande partie attribuables à une amélioration continue de l'adhésion à l'hygiène des mains.
Toutefois, ces infections redoutables font encore 3000 morts par an et selon le Ministre de la santé Xavier Bertrand, il y a  matière à amélioration. Dans cette optique, le ministre a annoncé l'ajout de nouveaux indicateurs de surveillance pour les bactéries multi-résistantes, les plus dangereuses et en augmentation marquée.

La France a un des meilleurs taux d'infections nosocomiales en Europe grâce à un programme national de prévention et contrôle systématique depuis 10 ans - 4,9%.à comparer avec 10% au Québec ou au Canada.
Les victimes ayant des séquelles invalidantes bénéficient d'un accès facile à des indemnisations sans avoir à passer par un avocat privé comme ici au Québec, ou au Canada.
Si la France se dit non satisfaite du nombre de 3000 décès/an pour 70 millions d'habitants, que peut-on dire ici, avec un taux de mortalité de 4000 patients pour 7 millions d'habitants?

 
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