France: inquiétude dans les hôpitaux devant des cas d'infections nosocomiales causées par une bactérie rare mais connue: Acinétobacter. baumannii. C'est une bactérie pathogène responsable d’infections nosocomiales. Elle ne touche que des patients aux défenses immunitaires faibles, notamment en réanimation.Très contagieuse, elle peut facilement pénétrer dans le corps humain par des plaies ouvertes, des cathéters ou des tubes respiratoires et causer des infections pulmonaires graves et des septicémies. Très résistante, elle peut persister longtemps dans l'environnement hospitalier, ce qui augmente les risques d'infection pour les patients.
CE QU'ON CONNAÎT DE CETTE BACTÉRIE DEVENUE RÉSISTANTE
Résistante aux antibiotiques : La souche d’Acinetobacter baumannii qui a diffusé dans ces établissements de santé a été identifiée pour la première fois dans le Nord de la France en juillet 2001. Cette souche produit une enzyme qui ne la laisse sensible qu’à deux antibiotiques : l’imipénème et la colistine.
Des chercheurs de Yale ont séquencé le génome de la bactérie, en 2007*. L'analyse des séquences d'ADN de la bactérie a alors révélé la présence de séquences qui proviennent d’autres micro-organismes, qui se sont intégrées et qui finissent par représenter une part importante de la structure de la bactérie. Ces pièces rapportées du génome ont été prouvées comme des gènes impliqués dans la virulence de la bactérie et une explication de sa capacité à acquérir des résistances aux antibiotiques.
Cette bactérie déjà isolée du sol et de l’eau est exclusivement responsable d’infections nosocomiales dans les pays industrialisés de l’hémisphère nord (Europe, Canada, États-Unis, Chine etc) Sa présence dans ce type d’infection s’explique par sa très grande capacité à acquérir des résistances aux antibiotiques. La situation est différente dans les pays tropicaux, où A. baumannii est, alors, un agent d’infections communautaires (contractées en dehors de l’hôpital). Les infections nosocomiales dues à A. baumannii ont été associés à un taux de mortalité supérieur à 75%.
MESURES À PRENDRE
Les agences régionales de santé française touchées par cette bactérie recommandent aux personnels des hôpitaux de multiplier les mesures d'hygiène des mains. On ne répétera jamais assez ce message: se nettoyer lesmains avec une SHA (solutions hydro-alcoolique) avant de toucher à un patient peut faire toute la différence entre guérison et infection. Un seul oubli suffit à mettre le patient en danger.
Une alerte surveillance a été déclanchée sur tout le territoire français.
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