janvier 2009,USA - L'APIC (Association des professionnels en prévention et épidémiologie des infections) continue son travail d'éducation en élargissant son programme «Objectif:tolérance zéro» («targeting zero») qui met à la disposition du personnel de santé des guides spécifiques pour prévenir les infections nosocomiales les plus courantes et les plus mortelles. «Même en sachant que toutes les infections ne peuvent pas être éliminées, on doit viser la tolérance zéro. L'APIC réclame que les établissement de santé priorisent cette stratégie de tolérance zéro et y consacrent toutes les ressources nécessaire pour enclancher les changements culturels et systémiques indissociables d' une pratique sécuritaire des soins de santé» a déclaré le Dr Warye, membre du Conseil d'administration de l'APIC.
Les nouveaux guides 2009 concernent la prévention:
- des pneumonies par ventilation assistée
- des Infections urinaires associées aux cathéters
- des bactériémies associées aux cathéters centraux
- du SARM dans les centres de soins de longue durée
- de la bactérie Acinetobacter baumannii, une bactérie résistante à plusieurs antibiotiques.
Ce programme «objectif zéro infection» offre des conférences internet ainsi que des guides de bonne pratique pour l'élimination des infections acquises à l'hôpital (traditionnelement appelées infections nosocomiales). Dans ces guides, les recommandations du CDC (Center for Diseases Control-Atlanta,USA)sont directement mises en pratique sous forme de stratégies de prévention à l'usage du personnel desanté.
«L'APIC tient à informer et former le personnel de santé à la lutte contre les infections hospitalières en mettant à leur disposition des stratégie d'intervention et des procédures clairement énoncées» fait remarquer Kathy Warye, membre de l'exécutif de l'APIC. «Nous répondons ainsi aux besoins des spécialistes en prévention et des décideurs en santé qui travaillent chaque jour à l'amélioration des résultats avec un soucis d'économie des dollars investis en santé. Depuis 1973, l'APIC a toujours aidé les établissements de santé à faire profiter le patient des résultats des recherches scientifiques.
En plus de ces guides 2009, l'APIC va faire un suivi de l'enquête de prévalence du SARM de 2007. Cette nouvelle étude devrait permettre de mieux comprendre les changements observés dans la prévalence du SARM, ainsi que les traitements actuels et leur impact.
Également au programme de 2009,il y aura une conférence centrée sur les problèmes de réglementation dans la prévention des infections et une série de formations sur les pratiques sécuritaires d'injection pour les centres de chirurgie d'un jour.
Enfin, l'APIC va lancer un programme pour valoriser et diffuser les réussites dans l'amélioration de la prévention.
Également au programme de 2009,il y aura une conférence centrée sur les problèmes de réglementation dans la prévention des infections et une série de formations sur les pratiques sécuritaires d'injection pour les centres de chirurgie d'un jour.
Enfin, l'APIC va lancer un programme pour valoriser et diffuser les réussites dans l'amélioration de la prévention.
Le programme «objectif: tolérance zéro» a été lancé en 2008 lors de la mise en place de programmes visant à contrôler et prévenir le SARM, le C. difficile et les 3 infections nosocomiales considérées comme évitables: les infections urinaires, les bactériémies associées aux cathéters centraux et les médiastinites (une infection grâve suite à une intervention pour pontage coronarien).
Au cours du programme 2008, l'APIC a également procédé à une étude de prévalence du C. difficile dans les établissements de santé des États Unis - la 1ère du genre visant à établir l'ampleur de cette infection.
Le résultat a montré que 13/1000 patient étaient soit infectés soit porteurs du C.difficile, une augmentation du taux de 6,5% à 20% par rapport aux estimations précédentes.Le C.difficile est une bactérie qui donne des diarrhées et des problemes intestinaux graves comme la colite.
Le résultat a montré que 13/1000 patient étaient soit infectés soit porteurs du C.difficile, une augmentation du taux de 6,5% à 20% par rapport aux estimations précédentes.Le C.difficile est une bactérie qui donne des diarrhées et des problemes intestinaux graves comme la colite.
Les nouvelles politiques de paiement à la performance réclamées par CMS (les services d'assurance américains Medicare et Medicaid) et les assureurs privés ont renouvelé l'intérêt pour la prévention et lecontrôle des infections associées aux soins, «toutefois, la raison principale de cet intérêt demeure la protection de la santé des patients et la réduction des taux pour sauver des vies et réduire des souffrances» a déclaré le Dr Warye.«Même en sachant que toutes les infections ne peuvent pas être éliminées, on doit viser la tolérance zéro. L'APIC réclame que les établissement de santé priorisent cette stratégie de tolérance zéro et y consacrent toutes les ressources nécessaire pour enclancher les changements culturels et systémiques indissociables d' une pratique sécuritaire des soins de santé»
La mission de l'APIC est d'améliorer la santé et la sécurité des patients en réduisant les risques infectieux et autres événements indésirables. Les 12 0000 membres de l'asssociation dirigent des programmes de prévention des infections et travaillent à améliorer les pratiques de prévention dans les hôpitaux et établissements de santé à travers le monde. L'APIC soutien sa mission par des programmes de formation et de recherche, des conférences, des guides pratiques, des recommandations sur des politiques publiques et des accréditations.
L'article de l'APIC «Targeting zero» a été traduit par C. Besson, d'ADVIN avec l'autorisation de Mme Liz Garman, Directrice des communications de l'APIC.(
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).
ADVIN considère que les directions des établissements de santé québécois devraient suivre ces recommandations. Nul ne peut prétendre actuellement que les infections nosocomiales ne sont pas évitables. Tous les outils, guides, modèles existent mais il faut la volonté politique de les appliquer. Considérant l'énorme part que représente le budget de la santé, il semble que les patients qui financent ce budget par leurs impôts, ont le droit d'avoir accès à des établissements de santé qui font de la protection de la santé une priorité - protection inscrite dans la loi sur la santé publique.
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