«Voir, savoir, prévoir »( Albert Kahn, association Le Lien) - En France, le taux d'infections nosocomiales a baissé en 10 ans à 4,9%, considéré comme un des meilleurs d'Europe -De nombreuses structures et procédures ont été mises en place par le ministère de la santé pour prévenir et contrôler ces infections avec notamment la publication des résultats des hôpitaux. Les français sont régulièrement informés des ces infections et c'est leur principale crainte lorsqu'ils doivent aller à l'hôpital (85%). Chaque année, l'association Le Lien fait un bilan très médiatisé au cours de ses Journées sur les Infections Nosocomiales. Les victimes peuvent se faire indemniser sans avoir à se lancer dans des procès à leur frais. Pourtant, selon l'association Le Lien, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour vaincre la résistance non pas des bactéries mais celle des médecins qui continuent de sous -déclarer ces infections au détriment des patients, en bout de ligne.Ce refus de transparence de la part du corps médical reste bien entendu nébuleux mais il «encourage la poursuite de mauvaises pratiques,» et nuit grandement à la prévention et contrôle de ces infections. Déclarer, être transparent n'est pas une chasse au coupable mais c'est la seule manière scientifique de connaître les causes, les déviances, etc. et de mettre en place les mesures pour les éviter. «VOIR, SAVOIR, PRÉVOIR» Au Québec, nous avons beaucoup de chemin à faire dans cette optique. Ici les infections nosocomiales restent une réalité silencieuse au détriment de la vie des patients