Il y a eu au moins 179 000 incidents et accidents dans le réseau de santé québécois entre avril et septembre. Dans 75 cas, cela s'est soldé par la mort du patient. Les maladies nosocomiales ne sont pas incluses dans ces chiffres, tirés du nouveau registre mis sur pied par le ministère de la Santé. Est-il normal qu'il y ait tant d'accidents dans le réseau de santé québécois? C'est la question du jour à l'émission de Radio-Canada Maisonneuve en direct. Ce registre est une avancée majeure dans la transparence et donne les outils nécessaires pour mettre en place les mesures permettant d'éviter ces événements indésirables le mieux possible. On ne peut pas gérer ce que l'on ne connaît pas.
Il est toutefois très regrettable que le nombre des infections nosocomiales ne soient pas déclarées et publiées au même titre que les incidentes et accidents médicaux. C'était pourtant prévu dans l'esprit de la loi 113 sur la Sécurité des Patients. Notre association a signalé cette lacune à la Protectrice du Citoyen et au ministère mais sans résultat. C'était aussi une des demandes principales du rapport Aucouin (sur le prévention des infections nosocomiales) en avril 2005 sur le droit du public a connaître la qualité sécuritaires des soins de chaque établissement. Sans la déclaration obligatoire de toutes les infections nosocomiales, il est impossible de gérer avec efficacité un risque de cette importance. L'augmentation des bactéries multi-résistantes
Rappelons qu'on estime qu'un patient sur 10 hospitalisé va contracter une infection associée aux soins, soit environ 90 000 patient/an, 4000 décès. La France a 9000 décès par an dont la moitié directement attribuable à une infection nosocomiales pour 64 millions d'habitants et 1 patient sur 20 touché par une IN.
La plupart de ces infections sont évitables et les mesures de prévention sont connues.