OÙ S'EN VA-T-ON AU QUÉBEC EN MATIÈRE DE PRÉVENTION DU C.DIFFICILE ET AUTRES INFECTIONS NOSOCOMIALES?

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Voici un résumé de quelques nouvelles de ce printemps.

Le Soleil, 9 juin 2013 - Une importante hausse du nombre de cas et de décès est également observée à l'Hôpital Saint-Sacrement. Un total de 14 décès ont été enregistrés au cours de la même période, soit un peu plus du double de l'année précédente. Si les chiffres sont moins élevés, les causes sont essentiellement les mêmes qu'à Saint-François d'Assise.

La Presse.ca -17 mai 2013 - « Les taux d'infection à la bactérie C. difficile et à la bactérie Entérocoque résistant à la vancomycine sont actuellement très élevés », écrit la directrice associée des soins infirmiers, Alyson Turner, dans l'un des courriels… Les taux d'infections nosocomiales sont présentement de 35 par 10 000 jours/patients à l'hôpital général de Montréal et de 22 par 10 000 jours/patients à l'hôpital Royal-Victoria. L'institut national de santé publique du Québec rapporte qu'en 2011-2012, la moyenne québécoise était de 7,32 par 10 000 jours/patients. Les taux ont commencé à bondir depuis janvier. Cela coïncide avec le démantèlement d'une escouade d'entretien ménager de 12 employés spécifiquement dédié au nettoyage contre la C difficile. Le CUSM s'est toujours défendu en affirmant qu'il s'agissait en fait d'un projet pilote et que ce n'était pas la conséquence des compressions budgétaires imposées à l'établissement.»

TVA.ca -12 mai 2013- «Le taux d'infection à la bactérie C difficile, qui est supérieur à la normale au Centre hospitalier régional de Lanaudière (CHRDL), depuis les derniers mois, préoccupe le directeur de la santé publique et d'évaluation de Lanaudière, le Dr Jean-Pierre Trépanier.»

Le Canada français -16 mai 2013- «Les super bactéries font la vie dure à l'Hôpital du Haut-Richelieu depuis plusieurs semaines. En ce moment, une vingtaine de patients sont placés en isolement à travers l'établissement. La majorité d'entre eux sont infectés par la bactérie C. difficile.»

A cela, on doit ajouter qu’Agrément Canada constate qu’il  y place à l’amélioration en dépit des efforts accomplis, tout comme l’AQESS dans son rapport de performance 2012 n’hésite pas à dire que dans le domaine de la sécurité et qualité des services, les indicateurs de qualité demeurent préoccupants.

Ce tour des hôpitaux est loin d'être complet! Pourtant, si on regarde chez nos voisins en Ontario, leur taux de C.difficile a régulièrement diminué depuis qu'en 2008, le gouvernement a imposé aux hôpitaux de publier leur taux de C.difficile sur leur site web. Il paraîtrait que les salaires des directeurs peuvent également être associés au bon contrôle de ces taux. Qu'attend-on ici au Québec pour enfin prendre le chemin de la prévention et d'un véritable contrôle des infections noscomiales? Pas avec ces éternelles recommandations et rapports de comités aussi vite publiés qu'oubliés.

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LA VIE CACHÉE D'UN HÔPITAL - AU-DELÀ DES SOINS

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Source: Profession santé su 5 juin 2013-«Après plusieurs années à monter différents projets en lien avec le milieu hospitalier, j’en viens à la seule vraie, grande, véritable question: Y a-t-il un pilote dans l’appareil? Des étudiants en médecine ont tenté de former un comité pour favoriser l’environnement, rendre l’hôpital un peu plus vert, élaborer un programme de recyclage, planter des arbres. C’est alors qu’a commencé un étourdissant jeu de ping-pong à travers les différents étages administratifs, où personne ne semblait avoir la latitude nécessaire pour leur donner une réponse quelconque....»

Cet article ne remet nullement en question la compétence de qui que ce soit, mais il fait mal. Quel rapport avec les infections nosocomiales? La gestion de nos hôpitaux, le gros bon sens, l'essentiel de leur existence, le patient et la qualité des soins...

 

DÉSINFECTION DES APPAREILS MÉDICAUX ET INFECTIONS NOSOCOMIALES

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Source: L'Express.ca, 5 juin 2013 -En effet, si vous contractez une infection suite à un examen fait avec un appareil mal désinfecté, c'est une infection nosocomiale. Un groupe de chercheurs français vient de montrer que de nombreux virus de petite taille résistent aux méthodes de désinfections actuelles des sondes endocavitaires - utilisées en gynécologie et dans d'autres spécialités. Il faudrait privilégier les méthodes de désinfection par ultraviolets ou peroxyde d'oxygène pour éviter de transmettre des infections aux patients.

 

SONDES D'ÉCHOGRAPHIE INSUFFISAMMENT DÉSINFECTÉES

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Source:topSanté.com «Gageons que la prochaine fois que vous vous rendrez à une consultation chez votre gynécologue ou votre proctologue, vous n’observerez plus la sonde d’échographie du même œil ! Une étude européenne chiffre en effet à plus de 30 000 le nombre de personnes susceptibles de développer une infection nosocomiale à la suite d’une contamination contractée avec une sonde d’échographie vaginale ou rectale insuffisamment désinfectée.» Au Canada, USA, Allemagne et autres pays, «on recommande une décontamination de niveau intermédiaire par immersion des sondes d’échographie dans un produit désinfectant. La France fait figure de mauvais élève en n'ayant adopté que des obligations de moindre sécurité.

 

FRANCE - 1 PATIENT SUR 20 CONTRACTE UNE INFECTION NOSOCOMIALE

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Au Québec, c'est le double, soit 1 patient sur 10! La France considère que les 4000 décès annuels (population de 68 millions) sont inacceptables. Au Québec, personne ne parle des 4000 décès pour une population de 7 millions!

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